MycoLaCote | Carnet
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 Notre ami Paul Beaud

Paul au Fort des Rousses 15

Le 14 novembre 2014, la société mycologique de la Côte perd Paul Beaud, son fondateur. Paul était un homme de conviction et de parole. Lorsqu’en 1969, quelques amis nyonnais le mirent au défi de fonder une société autour des champignons, il les prit au mot. Il en fut le président et l’animateur durant de très nombreuses années. Jusqu’en été 2014, Paul venait aux déterminations et aux sorties. Il était toujours le premier à se proposer pour un coup de main, il a promu la mycologie et la société à chaque occasion. Un fidèle parmi les fidèles. Un ami au grand cœur qui vous serre la main vigoureusement et qui vous regarde dans les yeux. Son cœur surdimensionné apportait petit plaisir et attention à toutes et à tous, des voisins aux presque inconnus rencontrés au hasard de la vie. Ses amis regretteront longtemps ce forgeron de l’amitié et de la gentillesse. Peut-être faut-il chercher cette personnalité hors du commun dans son parcours de vie.

 

Paul est né le 20 juillet 1930, dans une ferme du Pâquier au-dessous du Moléson, dans une famille laborieuse. Son père était agriculteur et employé de scierie à Bulle. Naturellement, Paul suit les traçes du papa. Son seul loisir, la musique, le chant et la fanfare au village. En 1950, école de recrue, il quitte sa Gruyère pour le Tessin, c’est un émerveillement, un pays exotique. Il se marie, la même année, avec sa chère Simone. Ils auront deux enfants, Pierre qui est membre de notre société et Martine.

 

En 1960, Paul et sa famille s’installent sur la Côte vaudoise. Paul devient garde-fort et dès 1961, agent de police à Nyon jusqu’à sa retraite en 1992.

 

Comme agent, il était souvent sollicité pour des contrôles de champignons, les pharmaciens ne voulant ou ne pouvant le faire, c’est ainsi qu’il fut poussé à fonder une société en 1969.

 

En 1974, Paul passa son certificat de contrôleur officiel et fonctionna comme contrôleur des denrées alimentaires et de l’hygiène dans les établissements publics.

 

La société se développa rapidement. Le parrainage du regretté Carlo Poluzzi y contribua pour beaucoup, et après 10 ans d’existence, première exposition à succès à Nyon avec l’aide de tous les amis de l’Union vaudoise.

 

Paul a vécu une heureuse retraite entourés de ses cinq petits-enfants, partagé entre son jardin, son chalet aux Ormonts et le travail au bois. Paul aima récupérer des objets anciens, usés, oubliés et montait un stand dans des brocantes, comme au col des Mosses, et le produit de ses ventes était pour l’un ou l’autre de ses petits-enfants.

 

Paul n’oublia jamais sa Gruyère natale et son patois. Il était un abonné de toujours à son journal « La Gruyère ». Paul était de la race des fidèles en amitié et dans ses convictions. Merci Paul pour ce que tu nous as offert.

 

Nos pensées émues vont à sa chère Simone et à sa famille.